The Nostromo

mercredi 15 octobre 2014

Le retour des cendres

La route qui mène à la montagne est sèche, même si ce mois de septembre 2014 est plutôt humide, la forêt regorge d'eau, il fait doux. Je suis ces lacets de bitume que je connais si bien. En prenant de la hauteur, Martigny devient si petite. Je l'ai vu tant de fois d'en haut, la nuit elle a des airs de Los Angeles avec ses rues droites et son éclairage blafard. C'est souvent la réflexion que je me faisais lorsque je redescendais de Finhaut en faisant une halte pour contempler la vue de nuit, pour réfléchir, pour digérer mon passage dans le village de mon père.

Aujourd'hui je fais le chemin vers ce petit village accroché à la montagne avec les cendres de mon père. Il revient par la route, sans la voir. Une dernière fois, un dernier voyage que l'on fait ensemble. Il ne s'arrêtera pas dans ses lieux préférés, impatient à l'idée de prendre son apéro, d'échanger dans les lieux publics où il passait la plupart de sont temps. Là où les éclats de voix au fort accent valaisan se font entendre, dès que l'on parle barrage, hydrodollars ou encore du Président de commune. Ces lieux finalement étroits où tout se fait ou se défait, les rêves et les projets qui prennent parfois formes, s'oublient ou se réalisent, peu importe. C'est là qu'il a passé sa vie.

C'est derrière l'église que je l'emmène; étrange pour un homme qui n'aimait pas les curés. Mais dans l'enceinte du cimentière, je comprends mieux; il y a la vue sur la vallée, sur ce grand hôtel du XIX aujourd'hui désuet. C'était le plus majestueux d'une époque faste et maintenant oubliée, juste en dessous duquel sa petite maison faisait face à la vallée, au Martigny-Châtelard-Chamonix et sa voie électrifiée. Combien de fois l'a-t-il entendu, vu passer, combien de signes au conducteur depuis cette terrasse exposée plein sud. Derrière sa barbe, mon père regardait sa montagne et son jardin en friche, son chat comme seul témoin, assis sur sa chaise de brocante.

Il est un peu plus haut maintenant dans ce village qu'il aimait tant. Je porte sous mon bras les cendres qui marquent ainsi son retour. Parti il y a maintenant trois ans pour allez mourir en plaine - la vie est pleine d'ironie avec ceux qui aiment la montagne- mon père n'était revenu qu'épisodiquement ici, ses forces le quittant. Mais il l'emporte finalement sur la mort, il est avec sa montagne, accroché à son flanc, pour toujours, les souffrances et ses démons en moins.

Tout se termine ici, aujourd'hui. Ne reste que les souvenirs, les écrits, les images et cette voix qui résonne parfois. Finhaut deviendra pour moi le lieu où se trouve la mémoire de mon père. Son petit-fils y viendra peut-être un jour pour le voir, qui sait.

Le jardin en friche...

dimanche 16 mars 2014

Nos actes manqués

Ils nous poursuivent parfois loin dans nos existences, c'est certain. Regrets, amertume, souvenirs, font qu'à chaque fois qu'un acte manqué me revient, je le regrette amèrement. J'aurai aimé être meilleur alors, mais ça n'a pas été le cas. Ceci dit, ces regrets n'ont rien de bien dramatiques, mais je n'ai pas toujours trouvé le cheminement intellectuel à accomplir, pour enfin arriver à l'acceptation de l'acte manqué, sans regret. Diantre, que la vie est complexe. On agit à un moment donné de son existence avec la certitude de faire juste, aveuglé par des idées, des sentiments, sans recul aucun et souvent sans cohérence véritable. Pas simple de s'y retrouver

Au temps qui passe, l'expérience s'accumule, et la décision d'un acte devient complètement assumée, et peu même provoquer du plaisir. Un exemple tout personnel. Voici 20 ans, j'étais amoureux d'une fille si jalouse qu'elle m'en pourrissait mon existence débutante, pourtant -et comme souvent-, toute vouée à sa petite personne. Un jour, elle trouva ma boite à souvenirs dans un petit carton. Il contenait le résumé d'un parcours d'adolescent, composé de lettres "d'autres z'amoureuses d'alors", de photos en noir-blanc prises dans un photomaton de gare, ou encore de petits objets, souvenirs d'idylles passées et souvent platoniques. Je fus alors sommé de débarrasser mon logement de ces infâmes témoins d'un temps heureux, ceci pour le bien-être de ma chère et tendre future femme. Et bien j'ai, tenez-vous bien, ……..accepté (dans le but probable de l'épanouissement de l'amour sans ombre qui nous guettait…). Je vous ai entendu jusqu'ici penser; "Mais quel imbécile", et bien-sûr que vous avez raison. A l'époque j'avais été juste incapable d'imaginer une solution alternative, oui le titre d’imbécile me va bien. J'avais pris ma boîte à souvenirs pour la transformer en cendres, qui s'étaient dispersées dans une de ces forêts jurassiennes que j'affectionne tant. Là où je peux m'en vouloir, c'est qu'en regardant mes souvenirs partir en fumée, je n'avais même pas réalisé le non-sens de l'acte irréversible que je commettais, certain que du haut de mes 22 printemps, je prenais LA bonne décision, persuadé d'être dans le juste. En définitive, ma pénitence d'aujourd'hui c'est de m'être déçu moi-même.

Mais cette année à la faveur d'un déménagement, j'ai (re)trouvé dans mes affaires, une boîte à chaussures contenant le courrier de mon ex-femme, celle-là même qui me fit détruire jadis mon trésor mal caché. Courrier, photos, petits objets, bref, les souvenirs d'une vie de couple ratée qui s'était finalement soldée par un de ces divorces dont nous cultivons le secret sous nos latitudes.

Eh bien c'est avec un coupable mais certain plaisir intérieur, que j'ai réduit, non pas en cendres, mais en fins copaux de papiers, ces écrits qui n'ont depuis longtemps plus aucune valeur à mes yeux, mais que je gardais précisément par la crainte du regret. En lieu et place des sapins d'une joux cinquantenaire où les lettres d'adolescentes amoureuses s'étaient perdues, c'est dans un récupérateur de papiers que les copaux du souvenir ont fini et ceci, sans regret aucun.

dimanche 15 décembre 2013

Fin de cycle

La nuit tombe si vite, c'est maintenant l'hiver. A fin décembre, nos heures de lumière valent si chers. L'ambiance de Noël, de fin d'année, de fin de cycle, donnent ce mélange de joie et d'amertume. Et voilà qu'arrive incessamment janvier, ses rigueurs, sa lumière bleutée et ses forêts de branches nues. Il nous laisse entrevoir ces jours plus longs qui reviennent lentement, qu'on attend. Le déclin est terminé, la lumière revient vers le côté chaud du spectre, promesse de douceur et d'un printemps à venir.

2013 s'achève, tant mieux. C'est tout personnel, mais c'est comme un soulagement. Et pourtant, depuis que je m'en rends compte, je n'aime pas me dire que ce temps – si précieux- doit vite passer; mais là oui, j'en ai besoin. Et pour la première fois de ma vie, je ressens la nécessité de me dire que l'année qui va de naître au milieu d'une nuit, va être meilleure.

Elle est terminée, mais 2013 m'aura fait porter bien des fardeaux. Terminée comme l'existence de mon père, de Sam le chat, de ma vie en lisière de forêt, de ma 42ème année. En 2013, j'ai construit une maison, regardé grandir mon fils, presque terminé une restauration mécanique invraisemblable, soigné un disque lombaire, trouvé tant de solutions à tant de problèmes, on s'essouffle en fin de course, mais voilà 2013, c'est presque fini.

A l'aube du premier jour de 2014, je veux croire en une année plus légère.

samedi 12 janvier 2013

Aventuriers pas si ordinaires

Il est des gens sur cette terre qui vont au bout de leurs idées, par conviction, par goût, par envie et qui, comble du luxe, n'ont pas peur du vide, ni de se lancer à l'aventure. Parce que c'est précisément bien plus dur de se jeter dans la mare lorsqu'on a tout; de magnifiques enfants heureux et en pleine forme, un job sympa, pleins d'amis qui vous aiment, un break allemand, un iPhone….

J'ai donc un pote sur cette terre, qui avec ses deux enfants et leur mère, ont (presque) tout liquidé pour partir à l'aventure, loin. Mais loin, très loin, genre l'Amérique centrale, et pour longtemps. Deux années exactement.

Soit, cette incroyable motivation a pour trame de fond un projet dit "de coopération". Bon, il n'est pas religieux -c'eut été une insulte à leur subtile clairvoyance-. J'abonde donc. N'y voyez surtout pas des humanitaires neuneus, partis se soigner eux-mêmes sur le dos des plus malheureux. Non, là c'est laïc, modeste, sérieux, bref utile. Alors, qui de nous oserait le faire ? Pas moi visiblement puisque je reste là. Devant la formidable aventure de cette famille, je suis béat d'admiration, car j'adore l'esprit et admire le courage.

Suivez donc les extraordinaires aventures des henryjaquet.ch et pourquoi pas adhérez à leur projet.

L'organisation pour laquelle s'engage Anouk, la compagne de mon pote, déploie ses efforts dans plusieurs pays, dans un but de coopération et de promotion de paix. Bien qu'à l'origine d'obédience chrétienne, Eirenne Suisse est totalement laïque. Visitez le site pour une information complète. http://www.eirenesuisse.ch/

vendredi 16 novembre 2012

Les Alliances

Pour survivre, l'homme, dès qu'il fut doué d’un peu de réflexion, a très vite dû établir des stratégies. Parmi celles-ci, se trouvent les alliances. S’allier par nécessité sous-entend une concession contre nature, quelque chose d’obligé, mais qui ne sert que son intérêt. L’alliance; non pas celles que l’on passe autour d’un annulaire, promesse d’une vie de bonheur, quoique… (et si elle était aussi stratégie en l'espèce?)

Mais revenons à ces alliances, celles que l’on convient avec généralement un ou des individus que l’on apprécie que très moyennement et pour un objectif précis mais inatteignable sans eux. Oui la vie est dure et l’alliance a ses effets pervers, contre nature, inavouables, honteux, voir moches.



De nos jours, ou plutôt à notre époque, les plus touchés par ces alliances contre nature sont les gouvernants, hommes d'États, politiciens ou encore monarques, et ils apprennent très vite l'art de l'alliance contre nature, pour atteindre un but quoi qu'il en coûte. En totale contradiction avec notre morale judéo-chrétienne ou même sociale, les alliances se font et se défont au gré des évènements. Reconnaissons à nos politiciens, particulièrement en période électorale, une certaine habilité dans l'usage des alliances contre nature. Encore heureux, me direz-vous que nos énarques cravatés, nés pour conduire le peuple, puissent poignarder -si possible dans le dos- leurs congénères, pour peu qu'ils aient l'outrecuidance de quelques velléités électorales. Paradoxalement, l'alliance contre nature n'a que peu cours dans nos cages d'escaliers. La locataire irascible du 3ème à gauche ne fera jamais schmolitz avec le concierge, même pour gagner un jour de lessive, question d'honneur.

Mais alors la fourberie serait-elle l'apanage des élites ? N'y aurait-il qu'en politique où des amis de trente ans se déchirent pour un trône dans l'hémicycle ? Et bien je vais vous rassurer; les fourberies et les trahisons sont légions à tous les niveaux. Que celui qui n'a pas été victime ou simple témoin d'une belle petite trahison dans sa famille, son club de pétanque ou à son travail, jette la première pierre.

Quel que soit notre niveau social, nous nous apparentons tous, de près ou de loin, à un clan, un côté ou un courant. Les raisons en sont simples. Vivre ou travailler en groupe nous oblige à adopter ces codes d’alliances. Malheureusement ces codes ou règles sont établies par ceux qui dirigent. Nos vies sont rythmées par des cycles, un peu comme ceux que l'on observe dans la nature. Il nous parait donc normal qu'un d’entre nous fomente un putsch pour éjecter celui qui occupe le poste ou la situation désiré, et le remplace si sa stratégie est gagnante.

En cela, c'est précisément le cycle qui est intéressant. Dans tous clans, lorsque la tête tombe et roule aux pieds des prétendants, les servants, amis d'alors, s'entre-déchirent pour la place vacante. C'est exactement ce que vit un parti politique en France en ce moment (UMP). A bien plus petite échelle, cette logique implacable s'applique aussi. Pas besoin de dire à un loup qui il devra frapper le moment venu. Alors si je peux me permettre, il est bien plus agréable d'être spectateur qu'acteur de ces alliances contre nature, car voyez-vous, regarder s'étriper les loups entres eux a quelque chose de ma foi sympathique, voir même jubilatoire pour peu que le perdant du jour était le gagnant d’hier, c’est un peu de Justice dans ce monde de peine.

mardi 4 septembre 2012

Fin de service pour le Nostromo

Le ronronnement caractéristique du Nostromo mut par son fabuleux TD5 ne raisonnera plus autour de chez moi. Une page importante de ma vie mécanique se tourne. Voilà presque 10 ans, je faisais une acquisition un peu folle. Un –ou une- superbe Land Rover Defender 110, station wagon, avec l'idée de voyager loin. 10 ans plus tard et une préparation "raid" de base, j'ai fait à peu près tout ce que j'espérais avec cette fabuleuse machine: Tunisie, Maroc, Sahara occidental, Mauritanie, Jordanie, Syrie, Turquie, Grèce, Grande-Bretagne, Écosse, Irlande, France, Ukraine, Pologne, Roumanie, quelque 75'000 km de vacances. Certes pas toujours comme je l'aurais espéré, la vie ne nous laisse pas si facilement réaliser nos rêves dans leur entier, heureusement peut-être.

Le Nostromo va permettre aujourd'hui à d'autres d'accéder à de fabuleux endroits comme seules les 4 roues motrices issues du "Fine British Engineering" permettent de le faire. Bien sûr je ne renonce pas à "l'usage de ce monde", mais je vais désormais le faire différemment.

C'est une époque que je vois s'en aller, en regardant une dernière fois le Nostromo, le cul tourné à son désormais ancien port d'attache. Nos chemins se séparent ici. Toute ma vie je reverrai dans mes souvenirs les pistes magnifiques du Banc d'Arguin, de Grand Erg Oriental, du Wadi-Rum ou du Guelb El Richat. Sa silhouette légendaire et indémodable aux lumières de bivouacs merveilleux. Je me souviendrai de ces nuits magiques à l'abri des éléments et de tant de ciels étoilés, couché sur sa galerie.

Bonne route….

et un petit souvenir animé:

lundi 12 mars 2012

L'ennui visuel

Notre télévision nationale change de logotype. Sachant le sujet sensible, on nous avait un peu prévenu à l'avance dans une campagne d'information, vantant l'indispensable changement à venir. D'habitude, ce genre d'évènement est dû à des "bouleversements internes" opérés par l'entité désirant muer son apparence pour….mieux. Les raisons sont multiples, mais partent généralement du même déclencheur; Le changement de tête(s). Il est bien probable que notre ex-TSR ait encore une fois vécu ce type de "révolution". La direction nomme une nouvelle équipe de vainqueurs, qui va tout changer pour bien mieux qu'avant. Aux oubliettes les concepts éculés du début de 21ème siècle, une dizaine d'années sont déjà passées et la télévision n'est pas un magasin d'antiquaire. Mais voilà, c'est un exercice difficile de faire comprendre aux réfractaires, la nécessité de changer complètement un visuel. Si le monde du graphisme est d'une fécondité ahurissante, il a néanmoins un gros problème; Son client. Je peine à croire que le nouveau logo de la désormais RTS n'ait pas fait l'objet de moult "ajustements" du client. C'est pourquoi qu'en plus de ressembler un peu trop à celui d'un célèbre fabricant de logiciel, il est raté. Le nom à changé lui aussi, aujourd'hui nous devons dire: RTSun et RTSdeux à la place de TSR1 et TSR2 ! C'est vraiment très fort les gars, bravo. Mais rassurez-vous, ce n'est pas très grave, la Radio Télévision Suisse n'est finalement qu'un tout petit média face aux géants de ce monde. N'empêche que la Fox, la BBC et surtout CNN n'ont jamais modifié leurs logos. Allez savoir pourquoi…..

Il n'y a pas si longtemps, la ville de La Chaux-de-Fonds a une la mauvaise idée de dépenser plein d'argent (CHF 300'000.00) pour changer son "identité visuel". Hélas, le petit nouveau est tellement moche et ne ressemble tellement à rien que les autorités, sur pression populaire, devront revoir leur copie, avec en sus la mauvaise humeur des édiles. Bon, il est vrai que le logo de La Chaux-de-Fonds illustre plus le côté "je me fous de ta gueule à un prix de fou" que l'illustration figurative d'une ville qui se veut ….moderne.

Dans l'entreprise, qu'elle soit privée ou étatique, les changements de visuels sont légions. Il en est même dont c'est la spécialité. On change de logo tous les cinq ans, histoire de ne pas trop s'ennuyer et accessoirement de dépenser des budgets. Ainsi on permet à une élite de mettre leur touche personnelle à des institutions qui n'ont fondamentalement pas besoin de logo pour fonctionner. L'Etat aime changer le nom de ses services. C'est souvent à l'occasion de l'arrivée de nouveaux chefs que ces mutations se passent. Et hop un nouveau visuel, un nouveau nom pour un service dont la tâche et la raison d'être ne changent pas. Bien sûr tout ça à un prix, mais cela doit être drôlement nécessaire pour que personne ne remette en question ces caprices d'élus.

On se perd dans un monde où les priorités semblent tellement à côté de leurs cibles. D'un côté nous avons compris que nous devons agir d'une manière durable et réfléchie, et d'un autre, des villes endettées consacrent des budgets pour des logos dont tout le monde se fout, à l'exception des ces insupportables élites qui se gaussent de l'image qu'elles veulent laisser à la postérité.

Ajoutons pour terminer, que les grandes entreprises de ce monde, je veux dire celles qui réussissent vraiment ne change que très rarement de visuel. Bizarre non ?

Le Nostromo, lui ne changera pas. Na.

dimanche 16 octobre 2011

La forêt enchantée

Il est des forêts enchantées, juste à côté de nos maisons. Parfois il faut un peu chercher son chemin pour les atteindre, mais lorsqu’on y arrive, c’est une véritable cure pour l’esprit que de se retrouver dans un tel environnement. On ne partage pas ces endroits avec ses pairs et pour cause; sûrement les souvenirs de chasseurs-cueilleurs survivent dans nos gènes et nous empêchent de divulguer nos espaces favoris. C’est armé de mon seul reflex que souvent je progresse sur les épaisses mousses humides d’une forêt peu connue -du moins je veux le croire-, et proche de chez moi, à l’affût d’images à emporter. Qu’importe si ma carte mémoire est pleine ou vide, tout ce qui est respiré, ressenti et vécu dans ces moments n’est que pur bonheur. Pour peu, on se laisserai porter par les légendes qu’elles soient celtes ou contemporaines, car les forêt enchantées, par leur douceur, nous donnent l’envie d’y croire....

C'est une balance des blancs perturbée par une forêt "enchantée" qui donne cette image, comme quoi l'électronique...

Certes pas comestibles....

Fin de course...

Dernière fleur de saison

Beauté éphémère (par définition de la beauté) de la rosée

dimanche 9 octobre 2011

Lettre ouverte à Francine John-Calame, Conseillère nationale NE les Verts (les vrais)

En pleine campagne électorale, vous figurez en bonne position sur les listes des Verts respectivement pour le Conseil des Etats et pour le POPVertsSolidaritéS au Conseil national, c'est bien. De fait, vous êtes candidate à votre réelection. Pour être réélue, vous devez donc faire campagne comme vos camarades, quelles que soient leurs couleurs - ce qui est le cas de le dire-. Cette campagne est agrémentée de débats politiques télévisés. A Neuchâtel, c'est un face à face sur Canal Alpha, chaîne régionale jurassienne fort heureusement diffusée localement, qui a motivé ces quelques mots à votre intention, aidé il est vrai, par une météo peu engageante à une activtié extérieure.

Je dois bien reconnaître que je n'ai pas regardé ledit débat jusqu'au bout, tant le concept de cartes et des "joker" est ridicule, sans parler du modérateur principal qui est au journalisme ce que la Trabant est à la voiture non-polluante[1]. L'émission est mauvaise, part dans tout les sens, donne trente secondes à des politiciens souvent amateurs et s'exprimant mal, pour faire passer des idées finalement assez complexes. Bref, il faut être passionné de politique locale ou membre de la famille de l'un des invités pour la regarder jusqu'au bout. Soudainement, dans cet échange pour le moins stérile et auquel je prêtais une oreille distraite, voilà que vous déclarez que "l'adhésion à l'Union Européene, reste une priorité". Je sors alors de ma torpeur, pose mon journal, augmente le son, pensant avoir rêvé ou simplement mal compris. Mais en regardant bien l'image de mon superbe écran LCD, je constate que je ne suis pas entrain de suivre une archive de la TSR de décembre 1992. Non; malgré votre allure "70's" c'est bien vous en 2011, le visage stressé, fixant avec méchanceté le médecin UDC qui vous fait face, et qui pourtant ne représente pas un grand danger, puisqu'il ne fait que peu de doute, qu'il sera renvoyé dans sa clinique privée par la sanction populaire des urnes. Non je n'ai pas rêvé, vous l'avez bien dit, l'adhésion à l'UE fait partie de vos objectifs. Francine, vous permettez que je vous appelle Francine, vous êtes juste en retard de deux guerres, de deux cracks boursiers, de quatre présidentielles françaises, de deux tours jumelles, d'un "printemps arabe" de deux tsumanis, d'une crise de l'Euro et de quatre albums de Britney Spears. L' Adhésion à l'Union Européene....... Je n'en croyais pas mes oreilles, même pour les partis de gauche, dont on peut facilement imaginer que vous les trouviez probablement trop à droite, il n'est plus question d'y penser. Le contexte international a telllement changé que c'est à se demander à quelle époque vous vivez. Si aujourd'hui (en 2011) les Européens avaient le choix, et ce qui n'est pas le cas, la plupart sortiraient de la communauté européene. Pour exemple, le Royaume-Uni et les pays du nord n'ont pas adhéré à l'Euro et savent bien pourquoi, il ne sont d'ailleurs pas près de le faire. Même les pays les plus pauvres comme la Grèce se demandent sérieusement s'ils ont fait le bon choix et les exemples sont légions dans le sud de l'Europe. Le Parlement européen est une immense machine à vapeur, qui ne fait qu'émettre des réglements que les Etats membres peinent à appliquer, l'exemple de la réglementation de l'endettement des Etats membres est criant, même la France n'y arrive pas. Francine, vous savez très bien qu'à l'heure actuelle, un adhésion de La Suisse à l'UE serait une catasrophe économique pour notre pays, un appauvrissement de la classe moyenne, un démentèlement de notre agriculture et de notre industrie. Vous savez très bien -du moins je l'espère car vos propos permettent d'en douter- que le modèle européen tel qu'il est aujourd'hui ne va pas perdurer et devra muter en profondeur dans sa forme, sous peine de démentèlement pure et simple à moyen terme. En fait, c'est à se demander si vous savez de quoi vous parlez.

Le peuple neuchâtelois, a son lot de politiciens célèbres, mais malheureusment, il en cultive ces dernières années de bien mauvais et de bien maladroits, tout partis confondus. Depuis ce mauvais débat, vous faites désormais partie à mes yeux de ces derniers. Comment vous faire comprendre que vous représentez les intérêts d'un canton et que pour vos électeurs -s'il en reste- l'adhésion à L'UE est bien le cadet de leurs souçis. Nous aspirons entre autres à ce que l'économie de notre région soit forte et perdure, que notre canton se désendette et présente des finances saines pouvant ainsi remplir son rôle d'Etat, nous voulons des moyens de communications et de transports efficaces, des hautes écoles qui s'affirment au niveau national, une qualité de vie supérieure à la moyenne dans un environnement sain, et j'ai presque envie de terminer en ajoutant "Bordel" tant vos propos sont "hors cadre" dans le contexte actuel.

Chère Francine, même si le débat de Canal Alpha, certes insignifiant au niveau national, a bien peu de chance de porter à conséquences, je vous souhaite une sanction électorale, laquelle aura le mérite de renvoyer à votre parti la responsabilité de présenter des candidats qui oeuvre pour une politique responsable orienté vers l'avenir et non pour des idées dépassées. Le monde va vite, il est temps de vous en rendre compte.

Dans l'attente de votre prompt retour aux Planchettes/NE, recevez Francine, l'assurance de ma considération pour le moins quelque peu imparfaite.

Notes

[1] Oui le terme "émission zéro" est plus adapté

lundi 3 octobre 2011

Nouveau rédacteur

Petite révolution sur theNostromo.ch. Un deuxième rédacteur partagera désormais l'espace virtuel de ce blog et publiera des billets de son village nommé Finhaut, accroché au le flanc d'une montagne valaisanne. Mais qui est-il ce nouveau rédacteur ? Un proche bien sûr, qui lui ne se cache pas derrière l'anonymat de la grande toile et assume pleinenement son patronyme aux yeux du monde. Expérience de partage d'un espace d'expression si petit mais aux diffusions si grandes qu'on préfère ne pas y penser. Qu'importe, la plume aiguisée, son style me plaît, il a donc toute sa place, alors partageons, car il est temps.