The Nostromo

jeudi 8 décembre 2011

Marillion au Z7

La meilleure chose qui puisse arriver à un fan, c'est de rencontrer son ou ses idoles; ça m'est arrivé. Heureusement, après tant d'années à écouter __Marillion__, la ferveur ou l'admiration sans borne a fait place à une exaltation plus mesurée, moins frénétique en tout cas, mais certainement pas anodine car mon inspiration pour eux n'a pas changé tout au long de ma vie. Je dois l'approche de Marillion lors de sa tournée avec __Saga__ à un ami journaliste passionné à ses heures, et qui interview pour __Daily Rock__, musiciens, chanteurs ou groupes dans le monde du métal. C'est en tant que photographe que je l'accompagnais ce jour de novembre 2011 à Prateln, dans le mythique __Z7__. Sur place, c'est un "Tour-manager" un peu stressé qui nous a reçu, s'excusant du retard pris par le groupe, lequel était toujours aux "soundcheck". Nous invitant à entrer, nous l'avons alors suivi, passant dans le tunnel derrière la scène pour déboucher sur le côté de la salle: Et là, devant moi, Marillion sur scène faisant sa balance son. J'ai de la peine à définir mon sentiment à ce moment-là; joie ? bien-être ? incrédulité ? Une chose est sûre, mon pouls est resté stable j'en suis presque certain. C'est dans mon esprit que les choses se sont passées. Ils m'ont finalement rendu la tâche assez simple du point de vue émotionnel. Marillion n'est pas un groupe de stars, ils n'en n'ont certainement pas l'attitude. Mais quand on a à son actif 30 ans de carrière, des albums majeurs dans le monde la "prog" et une conduite des affaires aussi intelligente (__marillion.com__), la prestance et la modestie deviennent soudainement des synonymes. J'ai donc eu l'impressionnant privilège d'assister à ce soundcheck de génies, me promenant au milieu des flightcase's badgés de l'ancien logo de Marillion (période Fish), détaillant de fait, l'impressionnant kit Tama de Ian Mosley ou encore l'étonnante combinaison d'amplis Roland et de rack d'effets qui depuis des années, fait le son de Steve Rothery. Quel incroyable moment….

C'est dans le car de tournée du groupe que __Mark Kelly__ (clavier), nous a reçu. L'entretien qui devait durer 10min en aura finalement fait 30, tant les questions préparées par mon ami et qui avaient fait l'objet d'une préparation très professionnelle, ont rendu notre interlocuteur loquace. Daily Rock peut se targuer d'avoir à son service un véritable pro. Mark Kelly s'est avéré un personnage des plus intéressant, intelligent, drôle et surtout passionné.

Je vous invite à lire l'interview complète de Mark Kelly sur le site de Daily Rock. Une version plus courte sortira sur papier dans une prochaine édition du journal. Mais en primeur (les fans le savent déjà) Mark Kelly nous annonce un nouvel album de Marillion pour 2012, avec au moins une pièce de 26 minutes. (yeah!)

J'ai découvert Marillion lorsque j'avais 16 ans. C'était la fin de la fameuse décade des 80's. C'est l'âge où je me suis rendu compte avec l'album __Fugazi__ (1984), qu'il existait des choses bien plus intéressantes que les inepties de la pop de l'époque diffusées sur les FM ou de __Music Box__ (pour ceux qui avaient le câble). J'ai dû écouter cet album et les suivants des centaines de fois. Pour la période __Fish__ ma préférence va vers __Clutching at straws__, dernier opus de ladite période. Viendra ensuite l'énorme __Seasons end__ en 1989 avec la voix du désormais nouveau chanteur __Steeve Hogarth__. Une nouvelle ère s'ouvrait alors à Marillion qui a démontré à quel point le groupe a la capacité à se réinventer. Sans tous les citer, __Brave__ (1994) reste comme le disque le plus progressif et est un véritable ovni dans la galaxie "Prog", mais malheureusement si peu connu. De 1994 à 2008, Marillion a été prolifique questions albums (la preuve là), s'est séparé de sa maison de disque et a fondé son label. Ce groupe tourne aujourd'hui grâce à lui seul et se paie même le luxe d'avoir 4 employés fixes. Les cinq membres de Marillion ont tous eu des projets externes. Le plus célèbre est probablement __Transatlantic__, sorte de mega-groupe de Prog, dont fait partie le bassiste de Marillion Pete Trewavas.

Marillion me ramène aussi à mon passé de musicien amateur. Batteur, j'ai fait partie de quelques formations régionales. Et comme ce qui se ressemble s'assemble, de nombreux amis musiciens écoutaient (sans entrer dans des détails d'intégristes) de la Prog. Les mauvaises langues disent que la plupart des groupes de "prog" ont avant tout un public de musiciens et c'est peut-être vrai. Ce qui est sûr c'est que j'ai de bons souvenirs de pèlerinage à des concerts improbables où nous allions prendre des leçons de musique à faire déprimer les plus motivés d'entre-nous et en y repensant, nous étions bien loin d'être les seuls….

Merci Marillion, merci.

Steeve Hogarth

Steeve Rothery & Steeve Hogarth

A gauche; Pete Trewavas

Ian Mosley derrière son kit Tama-Zildjian

Steeve Rothery

Les autres photos dans la galerie Marillion

mercredi 27 avril 2011

Blackfield

Pour sa seule date en Suisse, Blackfield s'est produit au Z7 le 18 avril dernier. Autant le dire tout de suite, c'est à nouveau un public un peu averti qui a rempli la mythique salle bâloise, dont un gros pourcentage de fans de Porcupine Tree, si l'on en croyait les t-shirt portés ce soir-là. Mais attention, même si Aviv Geffen et ses musiciens peuvent se targuer de partager la scène (et le studio) avec le génial Steve Wilson (Porcupine Tree), ses compositions sont vraiment à la hauteur. La rock star israélienne nous distille un savant mélange d'ambiances sombres, de bonne pêche et d'envoutantes mélodies. On a même eu droit à une exlcu ! Je vous conseille donc de vous ruer sur la discographie complète de Blackfield sans hésiter, sachant que "Welcom to my DNA", le nouvel album, vient de sortir et qu'il est diablement bon.

Blakfield au Z7

vendredi 18 mars 2011

Adler's Appetite

Uster/Zh, gros village un peu moche, proche de la grande ville, un soir février 2011. J'accompagne au concert de Adler's Appetite un pote journalo-chroniqueur de métal de la presse papier. Mais c'est qui Adler's Appetite ? C'est la formation metal de Steven Alder qui n'est autre que l'ex-batteur de Guns n'Roses, période succès planétaire. 46 ans, la coupe de cheveux idem aux grandes années, la voix sculptée à la cigarette, le geste un peu flou après tant d'excès, on est bien en face d'une légende survivante. Il a gardé la flame du métaleux et a presque les larmes aux yeux lorsqu'on lui demande d'apposer sa griffe sur l'album culte version Vinyl d'Appetite for destruction (1988). Un vrai de vrai quoi. Adler's Appetite c'est en plus de son groupe un album de six titres que je ne peux QUE vous recommander, ceci pour autant que vous aimiez le metal efficace, sobre et sacrément bon. A ses côtés, et venant d'autres formations, l'improbable Chip Z'nuff de Enuff Z'nuff (!) Michael Thomas de Faster Pussycat (!), Rick Stitch, et Robo de Lady Jack pour les deux derniers. Si ça sent pas bon la Californie tout ça.....

Concert génial dans une salle minuscule, et je peux vous dire ça fait drôle d'entendre une aussi bonne version Sweet child of mine avec l'authentique animal derrière sa Ddrum. Longue vie les mecs¨!

Plus de photos là

mardi 25 mai 2010

Transatlantic, encore plus fort

On a tous un maître, disait l'autre, c'est inéluctable, c'est ainsi. Alors que nos existences se déroulent plus ou moins bien, plus ou moins vite, chaque jour voit passer quelqu'un ou quelque chose de plus fort que soi ou que ceux qu'on admire. Je me souviens de ces heureuses années qui marquaient la fin de l'adolescence, au début des 90's, où j'étais plongé corps et âme dans ce rock dit progressif pour les uns, ou largement trop compliqué pour les autres. Un temps où ceux que nous croyions les plus forts sortaient des albums concepts dont la production nous laissaient sans voix et dont on se demandait qu'allaient-ils bien pouvoir faire après de tels Chefs-d'oeuvre. C'est alors qu'arrivaient sur le"marché" d'autres mecs, d'autres groupes, d'autres virtuoses encore plus géniaux et bien sûr bardés d'autres albums soudainement indispensables. Une fois ma tête sortie de l'étroit seau musical dans lequel je l'avais noyée, je me suis vite réveillé comprenant que les plus forts ne sévissaient pas seulement dans la "prog", mais bien dans l'ensemble des choses que l'on perçoit..... ou pas.

Cela dit, après un concert de trois heures et dix minutes de Transatlantic au Z7 l'autre soir, il est clair que les plus forts étaient bel et bien sur scène et que les ineptes pouvaient sévir en toute sécurité dans le reste de notre planète des singes.

lundi 12 avril 2010

Saga

Dire que ça fait bien depuis mes dix-sept ans que je les connais et jamais je ne les avais vu en concert (ni ailleurs du reste). Un dimanche soir glacial d'avril, j'ai donc vu Saga (ou ce qu'il en reste) au Z7.

Pas de chance, le chanteur original a déposé les plaques il y a peu pour des projets solos et le batteur aussi d'ailleurs, mais juste parce qu'il devait en avoir marre après 30 ans de néo-pop-rock-prog-branches-de-lunettes. Avec 30 spectateurs selon la police, 300 selon les organisateurs et 30'000 selon le type de l'entrée, Saga n'a donc pas provoqué d'émeute à Pratteln. Dommage car nos fringants quinquagénaires sont restés de vrais virtuoses du solo malin mais compliqué et dont seuls les intégristes du genre perçoivent la finesse outrageante du triolet double croche en 7/8ème, mais bien sûr joué à l'envers et à une vitesse proche de la lumière.

En résumé, Saga c'est bien.

dimanche 17 janvier 2010

Quoi de neuf docteur ?

Après quelques mois d'errance, je me prépare à passer quelques jours dans un hôpital. Rien de bien grave, mon angoisse, ou plutôt ma crainte se situant plus dans le risque élevé de l'ennui sévère que dans celui de la santé. Que faire lorsque on est obligé de rester alité dans une chambre commune, sachant que très vraisemblablement le sommeil ne risque pas d'être mon meilleur allié. C'est donc l'occasion de me concocter un programme de derrière les fagots et de recharger mon Ipod.

D'abord, il va falloir que j'apprenne par coeur le nouveau Transatlantic. Datant de fin 2009, je ne me suis pas vraiment encore plongé dedans, malgré plusieurs écoutes. Les quatre débiles réunis à l'occasion de « The Whirlwind » battent le record de la plus longue pièce, puisque le morceaux ou la "pièce musicale" comme on dit dans le milieu, ben c'est l'album (77:56) lui-même divisé en douze parties.....(heuuu vous suivez ?) Bref, c'est comme un steak texan, t'en a pour ton argent, mais c'est parfois difficile à finir. Ceci dit nos quatre génies font une tournée qui va passer par le Z7 en mai 2010. Y'a plus qu'à !

J'ai récemment découvert Riverside, un excellent groupe qui nous vient de Pologne. « Anno Domini High Definition » (2009) a l'air vraiment bien. Pour jauger le style je vous suggère le court mais très bon 02 Panic room extrait de « Rapid eye mouvement » (2007), la vidéo là. Nos quatre polaks sont des petits génies. Bon, pour avoir fait la première partie de la tournée européenne de Dream Theather faut pas être des glands et en plus ça fait drôlement joli dans le curriculum.

En ce moment je dois bien admettre que j'écoute un peu trop de Porcupine Tree, ce qui altère ma légendaire impartialité. The Incident fait partie des socles de ma bibliothèque. Cet album est génial mais moins accessible que certains comme In Abstensia, que je recommande d'ailleurs aux novices du genre.

Largement moins populaire que Maria Carrey qui soit dit en passant est à la pop ce que la vrillette est au mobilier Louis XVI, moins populaire disais-je, mais largement plus intéressant, il faudra aussi je me plonge dans Frost, qui c'est décidé, n'aura plus de secret pour moi d'ici deux semaines. Frost c'est de la néo-prog britannique composé par de brillants musicos issus de IQ et Arena. Ces grands inconnus distillent des essais musicaux comme je les aime, c'est à dire sans glace. Prenez le temps d'aller écouter Black light machine, merci pour eux.

J'allais oublier (je perds la boule ma parole), Less in more, l'album accoustique de Marillion. J'évite les commentaires sur eux, j'suis pas crédible.

Dans la vaste mémoire de mon walkman de l'an 2000, se trouve d'autres choses parfois plus inavouables, comme DM, The Smith, Latin Quarter, Katatonia, Eloy, Opteh, sans compter les trucs franchement inavouables genre de quand-j'étais-ados.... Ajoutons à cela au moins deux bouquins, dont celui de Carla Del Ponte qui balance grave et le temps ne devrait pas s'écouler trop lentement. Sans être superstitieux, j'ai quand même promis de ne plus jamais me moquer du statut des médecins et de soutenir cette profession, car eux aussi ont droit à leur Range Rover Sport TDv8 et de leur club de golf.....sans blague.

samedi 28 novembre 2009

Porcupine Tree, Wettigen 2009

Wettigen dans le canton d'Argovie, voilà que je connais la route par coeur maintenant. Faudra que je pense à me prendre un abonnement à la piscine. Elle jouxte la salle de gym-concert. C'est un peu surréaliste, car l'endroit serai plus adapté au groupe Sweet People. Mais quand on sait que Mötley Crüe est passé par là il n'y a pas si longtemps, on se prendrait presque à rêver d'Alain Morisod se faisant ligoter sur scène par Nikki Sixx et tartiné de miel avant d'être jeté dans la fosse au ours.......mais je m'égare. La plupart du temps, le public ressemble au groupe qu'il vient voir en concert, c'était particulièrement vrai pour Porcupine Tree. Un public presque sage, attentif et finalement assez jeune. Oui, il faut dire que le rock progressif ne passionne pas vraiment les 15-25 ans, mais bon y en avait quant même, comme quoi...... Porcupine Tree c'est un peu comme Dream Theater, on se vite fait terrasser par la technique de ces cinq virtuoses du rock compliqué. Seulement voilà, il n'y de loin pas que la technique, ces mecs ont un sens incroyable de la mélodie, si chère à un bassiste que je connais bien. Si on ajoute à ça un son quasi parfait et le set complet de "The Incident" en guise de première partie, la soirée ne pouvait pas être râtée, même avec une hernie discale.

Porcupine Tree le site

Pour rester au fait de l'actu Daily Rock (ouais j'ai un pote qui écrit d'dans !)

Bon d'accord la photo est pas terrible, mais pour un fois que je suis pas devant.

lundi 29 juin 2009

Dream Theater Live at Wettingen Switzerland

Bon samedi soir, j'étais prêt à en prendre plein les oreilles et la vue. Conditionné par la découverte du petit nouveau Black Clouds & silver linigs sorti quatre jours plutôt, je m'attendais à subir une démonstration magistrale et rarement vue de tout ce qui est possible de faire quand on possède la dextérité de Mike Portnoy. J'avais raison, ils m'ont terrassé !

Petit retour sur une journée d'un concert-évènement annoncé.

Au volant d'une suédoise à mazout et accompagné de deux spécialistes en métal compliqué ou pas, mon périple a commencé par la traversée la longue plaine brumeuse où vivent des gens qui ne parle pas la même langue que nous, appelés aussi Suisses-allemands. Inutile de préciser que les dialogues échangés dans l'habitacle feutré de notre puissant break ne pouvait être compris que par des initiés, intégristes du metal progressif tendance vachement prononcée. Il faut dire que dans le trio un authentique envoyé spécial du Daily Rock ironisait sur sa proche interview de Petrucci, qui comme chacun le sait, n'est autre que le guitariste bodybuldé de cette rare formation.

Wettingen, ah Wettingen et sa salle de concert-piscine ! Un joli coin. Après s'être parqué dans la carrière locale et mangé un sandwich à la tranche panée tout aussi locale, nous avons enfin pu montrer notre précieux billet aux Hell's Angel à l'entrée qui ont gentiment accepté de laisser passer après une lecture à l'envers de nos billets.

Notre journaliste du jour a donc pu faire son interview, dans laquelle on apprendra entre autres, que Petrucci est aussi attéré que nous au sujet du décès de Jackson.

De djeu je les ai vu......et j'en suis pas encore complètement revenu, surtout si on ajoute à ce même week-end la traditionnelle abbaye de mon nouveau bled ! ça fait lourd.

Quelques photos

lundi 13 avril 2009

AC DC live at the Hallenstadion Zürich

Bon j'y étais. Pas que je sois un grand fan, mais c'est un truc qu'il faut avoir vu une fois dans sa vie, enfin pour ceux qui aime le rock taillé à la hache. Il faut dire que j'ai la chance d'avoir eu un billet au prix normal sinon...

Pas de grande surprise, gros spectacle, Angus Young a donné ce que les milliers spectateurs attendaient et tout le monde est reparti content.

En première partie c'était Redwood, groupe du cru, drôlement bien.

Quelques images:

mardi 24 mars 2009

Early stages

Le fan est curieux, impatient, se ronge les ongles dès l'annonce de la sortie d'un "collector", consulte tous les jours la toile, espère. Et enfin le moment de la disponibilité arrive, il commande et patiente encore. L'insupportable déception du colis pas encore arrivé, l'agacement de cette boîte désepérement vide. Mais lorsque l'objet est enfin là, entre ses mains, il faut alors l'apprivoiser. Pas facile quand on attend depuis......20 ans. Early stages, génial, mais un peu tard peut-être.