The Nostromo

mardi 13 septembre 2011

Retour en pays riches

Devant, la Hongrie, la frontière n'est pas très difficile à passer, un douanier feuillette distraitement mon passeport usé, puis m'invite avec le sourire à passer dans son pays. Derrière moi Bors/Roumanie. Ville frontière aux usines abandonnées, aux routes bordées de camions alignés, aux prostituées roms aux regards inquiets, parfois absents, et qui déambulent hagardes sous la lumière du jour jaunie par la poussière. Bors donne envie de passer, c'est d'ailleur sa raison d'être, passer.

Depuis l'Ukraine, chaque passage de frontière donne l'impression de revenir dans un monde meilleur. La Roumanie d'abord. En venant d'Ukraine, on se croirait de retour du pire des mondes. Plus de policiers voleurs, plus de routes défoncées, plus de décharges en feu où d'égouts à ciel ouvert. Bien sûr la campagne roumaine a encore bien du chemin à faire, les régions isolées souffrent du manque d'infrastructures, mais ça avance, contrairement à leurs pauvres, très pauvres voisins de l'est. En Roumanie, on est donc bien loin des premières années post-dictatures, ce n'est plus d'humanitaires que la Roumanie a besoin, mais d'une solide base économique et sociale, de cerveaux et de développement, n'en déplaise aux humanistes improvisés ou amateurs, si fiers de leurs actions "solidaires".

La Hongrie, vite traversée, m'aura laissé une très bonne impression. Villages et villes ressemblent tout simplement au standard de notre vieille Europe. Plus vraiment de traces des années rouges, mêmes si quelques stigmates persistent ça et là.

De fait, le plus surprennant aura été la facilité des passages frontaliers. C'est à la frontière suisse et grâce à un garde-frontière que j'aurai entendu la fameuse question : "Avez-vous quelque chose à déclarer ? "

Si le monde est vaste, l'Europe de l'Est est immense. Elle mérite largement plusieurs voyages. Riche de son histoire, elle doit se remettre de cette période calamiteuse de l'après guerre, où les pires erreurs ont été commises. Vastes industries inutiles, villes "modernes" aux quartiers immondes, pollution. Mais si la raison l'emporte, elle pourrait bien devenir une des plus belles régions du monde. Malheureusement il faudra beaucoup de temps, peut-être même quelques générations, car à voir l'Ukraine s'enfoncer, ce n'est de loin, mais alors vraiment de loin, pas gagné.

Pour moi le voyage s'achève sous le soleil autrichien.....

Quelques z'images....

Rom, vendeur de cuivre

Famille roms, au bord de la route

Héritage communiste, mais qui fonctionne encore, faute de mieux

Construction typique rom, maison de pacotille dans un océan de pauvreté, décidément les roms déçoivent jusque chez eux..

Travail aux champs pour les plus pauvres, comme il y a 50 ans

Site industriel à l'abandon près de Bors/Roumanie

Lac Vidraru/Roumanie

vendredi 9 septembre 2011

L'héritage d'un fou

Alors qu'il régnait sans partage, Nicolae Ceausescu ne s'est pas contenté de ruiner son pays, massacrer et affamer sa population ainsi que de polluer une bonne partie de son environnement, il a aussi entrepris de titanesques travaux, probablement pour épater ses copains lors de sorties de l'Amicale des Tyrans en Activités.

Un bon exemple des délires de l'intéressé est le Palais du Parlement à Bucarest, d'abord appelé "maison du peuple", il deviendra par la suite Palais du Parlement. Peuple qui, ironie de l'histoire, va liquider le délirant cravaté et Madame en fourrure, un jour de décembre 1989 - mais était-ce vraiment le peuple ?- Bref, les envies de gigantisme du dictateur l'ont conduit à commander une route qui traverserait tout simplement le Mont Faragas, histoire d'avoir un accès aux Carpates directement depuis la plaine en direction de Bucarest via Brasov. Pour construire la Transfagarasan, Il a fallu, en plus de nombreux travailleurs "volontaires", 6000 tonnes d'explosifs pour ce tronçon, dont le plus haut point culmine à 2030 mètres et pour une longueur de 120 km.

Les compatriotes qui me lisent vont bien rire, car question cols, tunnels et routes de montagnes, on régate en tête de peloton depuis bien avant l'invention de Rudolph Diesel ! N'empêche que les Roumains l'ont construit en 4 ans.... Mais c'était sûrement ça ou tchi-tchi !

Si vous êtes motorisé, en Roumanie et dans le coin, faites donc cette route chargée d'histoire et au parcours spectaculaire. Pour les amateurs, même __Top Gear est passé par là__, mais pas à la même vitesse....

La trace ici.

(Eh oui, il ne peut pas toujours faire beau en vacances)

Sur l'autre versant, par contre, beau temps, c'était dans le contrat.

Les bergers qui redescendent à l'automne, un des plus beaux troupeaux que j'ai pu voir durant ces vacances.

Arrivée en plaine, je me suis perdu sur une route qui devait être à l'origine un raccourci, et qui s'est transformé en 1 heure de 4x4 mémorable, à tel point qu'un fois de retour sur le goudron, je suis descendu me prosterner devant mon Defender, lequel m'a sauvé la mise une fois de plus.

A Curtea de Argeþ me voilà déjà au terme de mes découvertes roumaines. La route du retour se dessine désormais sur l'écran de mon GPS.

jeudi 8 septembre 2011

Sighisoara, le mythe s'effrondre

Helas, Dracula n'a pas existé ailleurs que dans l'imagninaire d'un écrivain écossais, qui en plus n'a jamais mis les pieds en Roumanie. Mais l'histoire de Dracula a pour origine inspiratrice à l'auteur, la vie de Vlad Tepes Dracul, un prince quelque peu sanguinaire et amateur d'empalage en série. Bon, il faut bien admettre que les humanistes n'étaient pas majoritaires à l'époque (vers le mileu du XV ème siècle), ceci expliquant le goût invétéré des puissants à voir griller, broyer, découper, saigner, empaler, tout ce qui n'était pas d'accord avec eux ou pas. Tout ça pour dire que je suis allé à Sighisoara, là où il est peut-être né....(Vlad Tepes pas Dracula). Oui c'et vrai, ça commence à faire un peu léger cette histoire, mais bon.

La maison où ce taquin de Vlad est peut-être né, est aujourd'hui un restaurant où on passe de la pop roumaine à 90 db et qui dispose d'une carte qui ne donne pas envie de manger. Je n'ai rien contre la pop roumaine qui donne des acouphènes, mais il faut reconnaître que dans le contexte moyenâgeux, ça fait un peu "canard WC".

La ville haute et ses nombreux édifices majestueux valent bien sûr la peine d'y flâner un moment. Je vous conseille aussi la visite du cimetière allemand qui se situe tout en haut du site et qui est aujourd'hui en friche, c'est impressionnant.

La maison de Vlad, c'est celle qui a la façade jaune !

Sighisoara

Le cimetière allemand (visité en journée, pas folle la guêpe)

La Roumanie hors des routes

La Roumanie offre son lot de trésors cachés, pour autant qu'on s'engage dans les petits chemins évidement pas goudronnés. Minuscules villages au milieu de forêts denses, petites vallées où s'écoulent de magnifiques ruisseaux, étendues sauvages où les loups de Roumanie rôdent. Je ne vais pas mettre à disposition toutes mes traces, mais si vous passez vers un village nommé Neagra, il vous suffira de regarder en direction des montagnes et suivre cette track. Si vous chercher un bivouac loin du bruit, c'est par là. Un 4x4 est conseillé pour la montée.

mercredi 7 septembre 2011

A la poursuite de Dracula

Après la pénible Ukraine, me voilà dans les Carpates roumaines. J’ai commencé mon périple à Siret/RO juste après la frontière avec l’Ukraine. Siret est en fait l’ancienne capitale de la grande Moldavie (aujourd’hui Chisnau et la Moldavie a rétrécit dans tous les sens du terme). Bref c’est la même chaîne de montagnes et un sacré mélange de populations. D’emblée, la Roumanie semble bien plus accueillante. L’entrée est simple, il n‘y a pas de formalités débiles et elle ne dure pas trop longtemps malgré des fouilles systématiques pour les véhicules, la région étant sujette à un puissant trafic de cigarettes. Il faut juste payer une « Rovignetta » pour pouvoir circuler durant un temps déterminé en Roumanie. Pour 3 euros de taxe à payer, le douanier doit remplir un formulaire informatique en recopiant les données du véhicule, puis imprime deux pages qu’il faut signer ! Cela m’a rappelé les tunisiens qui devaient remplir à la main des documents sans fin pour les voyageurs détenant un simple GPS dans leur voiture. Mais ne nous moquons surtout pas car nous sommes tout à fait capable du même genre d’inutilité administrative sous nos latitudes, j’en sais quelque chose.

Bref, me voici dans les Carpates, chaîne de montages légendaire s’il en est. J’ai donc suivi les Gorges de la Bicaz, pour arriver au lac Rosso (Lac Rouge) et ses légendes locales. Un sentier assez facile permet d’en faire le tour. Vous pouvez suivre ma trace là. Les montagnes des Carpates ne sont pas très élevées et culminent à 2500 mètres environs. Il s'agit surtout de forêts de sapins dans lesquelles serpentes de petites routes sympas. Mais jusqu’à présent pas de trace de Dracula. On m’aurait menti ?

Je continue de chercher...

Lac Rosso, après un orage. Lugubre non ?

Forêts immergées ! Il ne doit pas être bien loin...

Pont

Rivière

et église...

Bon ben pas trouvé pour l'instant.

mardi 6 septembre 2011

Sur la route de Kiev, suite et fin

Pas si facile l’Ukraine. Mon arrivée à L’Viv avec mon Defender m’avait déjà valu la curiosité intéressée de la police de la route ukrainienne si réputée, que je redoutais la route qui m’attendait pour Kiev. J’avais raison. A chaque contrôle je me suis fait racketter. Heureusement, pas un seul de ces ripoux ne parle une autre langue que l’ukrainien, heureusement car souvent, las de ne pas se faire comprendre, ils laissent partir leurs victimes. Ayant pratiqué l’Afrique à plusieurs reprises, je ne peux pas dire que je n’ai pas l’habitude de ce genre de désagréments. J’ai presque toujours adopté l’attitude qui consiste à ne rien payer quitte à attendre deux heures à un barrage. En Afrique, ils se lassent vite, mais en Ukraine, ils deviennent vite menaçant. Afin de m’éviter des problèmes, j’ai revu mon trip en Ukraine, car après un rapide calcul, si je continuais mon chemin et en comptant l‘aller-retour, c’est pas moins de 1’500 km à la merci de ces voleurs qui m’attendaient, de quoi me faire des soucis une quinzaine de fois au minimum. Changement de programme donc, je quitte ce pays le plus vite possible et par les petites routes car il semble que la police en est absente, quoi que. Direction Sirat en Roumanie. Je réarticule mon dispositif comme disent les élus, vers un pays moins pourri. Dommage car je n’étais qu’à 300 km de mon but, à savoir Pripyat. Je reviendrai en avion, j’aurai ainsi bien moins d’ennuis….

Il n’empêche que ma visite de L’Viv m’a révélé que ce pays en piteux état semble vouloir avancer. Mais dans les faits, les vieilles habitudes sont bien là. La jeunesse a juste envie d’exploser, mais l’environnement ne s’y prête pas. Tout est délabré, ancien, pire même le neuf sent déjà le vieux. Mais le pire c’est la campagne, elle a 50 ans de retard. Des villages aux ruelles de terre poussiéreuses, des milliers de chiens errants, de petites maisons de bois chauffées au charbon, des kolkhoses de l’époque soviétique encore en activité et que l’on confondrait avec des usines abandonnées au milieu d’étendues de champs de blé, tant leur état est en ruine. Hormis une route principale reliant L’Viv à Kiev plus ou moins neuve, le réseau routier est dans le même état que celui de la Côte d’Ivoire et la police y est identiquement corrompue. Pas besoin d’aller à Pripyat pour photographier des ruines, il y en a partout. Bien sûr, les filles sont jolies, mais au-delà du cliché, cela suffira-t-il à faire démarrer ce pays. Un avenir lié à la prostitution ? Au crime organisé ? D’obscurs riches nantis se pavanent au milieu de pauvres gens qui circulent en charrettes. Pour peu, on se croirait en Inde tant les différence sont criantes. Pauvre Ukraine, dont la population décimée par les nombreuses guerres et une catastrophe nucléaire, a comme seul espoir l’arrivée de milliers de supporters enivrés, avides de matchs et de prostituées pas trop chères pour un Eurofoot, qui promet l’entrée de capitaux dans les poches des plus corrompus. La tâche est immense pour ceux qui y croient. Je quitte donc l’Ukraine avec un sentiment de tristesse pour ces gens, dont l’avenir n’a pas l’air de leur promettre une météo clémente.

Largement compréhensible aussi, le désintérêt croissant de la population pour la politique, à voir les affiches des candidats dont l’expression donne la fâcheuse impression que seule l’envie de se remplir les poches compte. Les Ukrainiens, aujourd’hui libres de leurs mouvements, aspirent simplement à vivre pour eux, Qu’importe l’état du pays, ce qui compte c’est soi-même et les siens,

Après tout ça, j’en suis finalement venu à me dire que si j’étais Ukrainien, je partirai.

Quelques images de la route menant à la frontière roumaine.

Eglise

Cimetière et poteaux électriques...

Lac dans la région frontalière des Carpates (Ukraine)

Immeuble adminsitratif

Eglise...

Uns des classiques de l'Ukraine

samedi 3 septembre 2011

L'Viv, Ukraine

Après un passage de frontière sans trop de problèmes (seulement 2 heures), me voilà donc en Ukraine. Le changement est tout de même brutal avec la Pologne. Le niveau de vie est nettement inférieur. Des signes assez visibles ne trompent d'ailleurs pas, comme les chevaux qui tirent des charettes surchargées, des habitations en ruine mais habitées...., des routes si mauvaises qu'elles en sont dangereuses, des infrastructures complètement délabrées. Mais visiblement, la vraie plaie en Ukraine c'est la police de la route, corrompue et malheureusement présente partout, elle pratique le sport national; le racket. Pour l'instant je m'en suis pas trop mal sorti. On verra la suite.

Me voilà donc à L'Viv. Cette superbe ville, contient de nombreux monuments et un centre pédestre où il fait bon se promener. Des ruelles pavées regorgent de petits restaurants et autres bistrots où règne une super ambiance nocturne et d'innombrables jolies filles aux tenues kitch.

Cette ville va sans doute devenir un haut lieu du tourisme en Ukraine, car tout s'y prête. Un aéroport tout neuf vient d'être construit. Dès que des compagnies "low coast" s'y intéresseront, il y a fort à parier qu'on viendra faire la fête à L'Viv de loin à la ronde ! Investisseurs à vos marques...

Derrière l'Hôtel de ville

Place Rynok

Immeubles...

Przemysl, Pologne

La seule ville que j'aurai visité dans ce pays est Przemysl. Une histoire plutôt tumultueuse, en raison des nombreuses guerres qui se sont déroulées ici. La ville se remet gentiment de la domination des régimes communistes et s'occidentalise assez bien. Les magnifiques immeubles laissés sans entretien durant des décennies atteste de ce passé réçent.

C'est la dernière ville avant l'Ukraine, et de l'autre côté de la frontière, et là c'est une autre histoire.

Bivouac polonais

La Pologne n'étant certes pas le but de ces vacances, je l'ai traversé, sans encombre, sans même voir le moindre douanier. De fait, la frontière à Gorlitz/Allemange est inexistante dans le sens Allemagne-Pologne.

Une autoroute toute neuve traverse presque tout le pays en direction de l'Ukraine. Mais à 200 km de la frontière, finito ! Une route nationale super dangereuse, bordée de maisons, de garages automobiles, de champs cultivés et de restaurants routiers, remplace le confort monotone des autoroutes par un subtil mélange d'odeur de campagne, de gaz d'échappement et de feux de prairie. Vers la frontière Ukrainienne, avant la ville de Przemysl/Pologne, je suis sorti de la route de campagne pour un bivouac au bord de l'eau.

Dresden, Allemagne

La première vraie étape de ces vacances 2011 aura été Dresde en Allemagne. Dresde la nouvelle ville, celle qui s’est reconstruite après le terrible bombardement britannique survenu dans la nuit du 13 au 14 février 1945. Inutile pour les uns, (il n’y avait aucun objectif militaire à Dresde), ultime coup de massue sur le régime nazi pour les autres, les 25'000 civils qui perdirent la vie cette nuit-là dans la fournaise de Dresde ne peuvent hélas plus dire ce qu’ils pensent de la stratégie du « Bomber Command » de l’époque. Mais on peut toutefois dire que les bombes au phosphores, ont ma foi, une certaine efficacité, surtout quant on en balance 7000 tonnes. L’Anglais est vengeur c‘est vrai, les marins du Bismarck en savant quelque chose.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, Dresde fut à l’est du mur, pendant 40 ans. Pas de chance tout de même, Dresde pour sa reconstruction vit arriver une armée d’architectes, tendance Leonid Brejnev, pour renaître de ses cendres. Les communistes, appelons-les comme ça, ont donc directement construit une nouvelle ville un peu à côté de l‘originale et qui porte le nom un peu commun de Neustadt. Nos bâtisseurs rouges se sont alors surtout focalisés sur la nouvelle ville à construire sur de pratiques modèles soviétiques tellement seyant pour celle qu‘on appelait la Florence de l‘Elbe. Ce faisant ils ont quelque peu « oublié » l’Altstadt, comprenez la vieille ville, celle dont les cendres fumaient encore.

En 1992, soit 47 ans après les bombardements et trois ans après la chute du mur et des cocos qui l‘avaient construit, je m’en suis allé à Dresde. Du haut de mes 21 ans, je voulais voir ce que l’Est était alors en vrai, et surtout ce qu’il en restait. Je dois dire que je n’avais pas été déçu; la vieille ville de Dresde avait son centre historique toujours démoli ! Certains édifices ont été reconstruits sous le régime soviétique, enfin disons lentement. Mais sous l’impulsion de la réunification allemande, un vaste projet de rénovation débutait et promettait une restauration complète et à l'identique des principaux édifices de la ville. C’est du moins ce que proclamaient d’immenses panneaux, à l’attention du visiteur que j’étais.

Et bien on peut dire ce qu’on veut, mais là, ils ont tenu promesse. Dresde est la ville qui a vu le plus de monuments restaurés ces 20 dernières années.

En ce mois de septembre 2011, date de ma visite, les édifices de Dresde sont «presque» tous terminés, et ils sont magnifiques. Si vous passez par là, prenez le temps d’un café sur une terrasse surplombant l’Elbe, promenez-vous dans les jardins du Palais royal, ou sur la place de la Frauenkirche, la ville respire, elle est en paix et veut croire, comme moi, qu'elle ne brûlera plus.

Le palais Zwinger

Frauenkirche ou Notre Dame si vous préférez...